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Définissez la communication de votre association.

Communication et levées de fonds sont les deux jambes sur lesquelles repose votre asso pour développer ses ressources.

Dans cet article, on va faire en sorte que votre « jambe » communication soit la plus costaude possible.

On le sait toutes et tous.

Une bonne communication rassure.

Elle renvoie l’image d’une asso sérieuse, structurée et solide.

Bien sûr, ce n’est parce que la communication d’une asso est perfectible que l’asso n’est pas sérieuse, structurée et solide. Simplement, comme ses cibles ne la connaissent peut-être pas personnellement, elles ne peuvent se fier qu’à sa communication et l’image que celle-ci renvoie.

À l’inverse, une communication aux petits oignons, ne garantit pas que l’asso derrière est sérieuse, structurée et solide.

Tout cela est complexe.

Une chose est sûre.

Plus votre asso sera connue et reconnue, plus sa « valeur » augmentera auprès de vos parties prenantes.
Elle deviendra plus attractive pour des potentiels donateurs et partenaires.

Vous arriverez donc plus facilement à les convaincre de vous aider.

Plus vous serez connu et reconnu, plus le cercle de vos donateurs·trices potentiels·les s’élargira aussi. (Forcément, ils · elles seront plus nombreux·ses à vous connaître.)

Et ils ·elles seront plus enclins·es à vous soutenir car la reconnaissance de votre action les rassurera.

Qu’est-ce que le plan de communication ?

Eh bien, ce n’est rien de moins que la colonne vertébrale de toute votre communication.

À ce titre, votre plan de communication remplira de nombreuses missions. Notamment…

  • Vous assurez que toutes les personnes de votre asso sont sur la même longueur d’ondes. Et donc qu’elles diffusent toutes un message cohérent avec le plan défini.
  • Garantir que les informations importantes ne sont pas oubliées ou perdues au fil des communications. Et surtout qu’elles sont mises en valeur par toutes les personnes qui prennent la parole au sein et au nom de votre asso.
  • Structurer et déployer facilement une communication multicanaux. Plus vos canaux de communication seront diversifiés, plus l’audience que vos communications atteindront sera large et importante.
    Et puis, dernier atout mais pas des moindre, votre plan de communication vous permettra de…
  • Attirer et fidéliser des donateurs et partenaires. Car, dans l’absolu, il est là l’un des buts ultimes de votre communication. Et vous atteindrez cet objectif si vous avez un plan bien ficelé pour cela.

 

Cette (mini) partie théorique finie, entrons dans le concret. Parce qu’on a un objectif à atteindre, ne l’oublions pas. À la fin de cet article vous devez savoir comment bâtir votre plan de communication.

Alors, allons-y.

Communication is the key

Bien analyser le contexte et les enjeux de communication.

Pour que votre communication soit unique (et donc facilement identifiable et reconnaissable), il n’y a pas 36 solutions.


Vous devez définir un positionnement de communication qui n’appartient qu’à votre asso.

 

Pour y parvenir, il faut prendre en compte 2 éléments :

  • Votre contexte.
  • Les enjeux de votre communication.

On détaille cela tout de suite.

Le contexte de communication 

Pour l’analyser, on vous invite à prendre en compte deux aspects :

  • Les assos qui constituent votre écosystème ».
    (Vos concurrents en quelque sorte.)
  • Votre asso.

Intéressons-nous en premier « aux autres ».

Pour cela une question se pose.

« Quel est leur positionnement, à eux ? ».

(Pour identifier, quelle place est faite pour vous sur l’échiquier.)

Pour répondre à cette question, rien de telle qu’une petite « étude de marché ».
Analysez ce qui se passe autour de vous en trouvant les réponses à quelques questions.

  • Qui fait quoi ?
  • Comment ?
  • Via quels canaux de communication ?
  • Avec quel style de communication ?
  • En mettant en avant quelles spécificités de leurs actions ?
  • Quels messages ?
  • Quels types de visuels ?
  • En utilisant quel champ lexical ?
  • En utilisant quelle(s) gamme(s) de couleur(s) ?
    etc.


Fond. Forme. Il convient de tout passer en revue.

Intéressons-nous maintenant à votre asso.

Pour cela, on vous propose de réaliser le SWOT de votre asso.

Si vous ne connaissez pas cet outil, il très simple.

Vous dessinez un tableau à 4 cases (deux colonnes – deux lignes).

  • Dans la case en haut à gauche, vous listez vos forces internes.
  • Dans la case en haut à droite, vous listez vos faiblesses internes.
  • Dans la case, en bas à gauche, vous listez les opportunités offertes par votre environnement.
  • Dans la case en bas à droite, vous listez les menaces présentes dans votre environnement.

Tableau SWOT

Votre SWOT sera une sorte de boussole.

Et vous pourrez peut-être identifier grâce à lui des faiblesses que vous pourriez transformer en atout.

 

Un exemple.

Vous êtes une « petite » asso de bénévoles par rapport à d’autres assos de votre écosystème. Ce pourrait être perçu comme une « faiblesse ». Mais… Vous pourriez communiquer sur vos frais de fonctionnement moindre que ceux des grosses structures (si c’est le cas bien sûr) du fait de votre taille et de l’implication de nombreux bénévoles ? Une agilité et une réactivité plus importante ? Etc.

 

Vous avez saisi l’idée ?

Super.

Passons alors à vos enjeux de communication.

Boussole - Pirate des caraïbes
Les enjeux de votre communication.

Pour identifier vos enjeux de communication (différents de vos objectifs de communication que nous verrons juste après), il convient de répondre à une question :

« Comment votre asso est-elle perçue à l’heure actuelle ? »

La meilleure option pour répondre à cette question est d’interroger directement vos parties prenantes :

  • Vos bénévoles.
    Vos adhérents.
    Vos salariés.
    Vos administrateurs.
    Vos donateurs.
    Vos partenaires.
    Vos bailleurs.
    Vos partenaires projets.
    Votre communauté sur les réseaux sociaux.
    Etc.

 

Interrogez des personnes aux profils et aux relations variées.

Vous obtiendrez ainsi des résultats riches d’enseignements. Ces résultats seront très utiles pour identifier vos enjeux de communication. En effet, les réponses obtenues vous permettront d’évaluer si vous êtes perçu tel que vous le souhaitez. Ou s’il existe un décalage entre l’image que vous souhaitez véhiculer de votre asso, et sa perception par vos différents interlocuteurs.

Le but est bien sûr d’aligner les deux :

  • Perception.
  • Réalité.

 

Les enjeux de votre communication sont là.

À ce stade, si tout va bien…
Le contexte est clair.
Les enjeux sont identifiés.

Vous avez donc toutes les cartes en main pour identifier la place de communication faite pour votre asso. Vous vous souvenez, la place unique qui vous permettra de vous différencier des autres associations et d’être très facilement reconnaissable parmi la multitude des assos.

C’est ok ?

Alors passons maintenant à votre message de communication ?

Formulez votre message de communication.

Ce message doit être fort.

Il doit contenir votre « promesse« , c’est-à-dire

  • Votre vision.
  • La valeur ajoutée de votre action.
  • Votre impact.

Cette « promesse » vous différenciera des autres.

C’est elle que vous déclinerez ensuite sur tous vos supports de communication.


En trois lettres, c’est votre ADN.

 

Quand on parle ici de message, on ne parle pas de textes pour votre prochain flyer. Il s’agit là du message « fondateur » de votre asso.

C’est le message qui transparaîtra dans toutes les actions de communication que vous allez mener.

  • Site internet.
  • Presse.
  • Bulletin de dons.
  • Conférences.
  • Réseaux sociaux.
  • Etc.

Toutes ces communications, votre « grand » message doit être sous-jacent.

Il est important que vous preniez le temps nécessaire à la définition de votre message.
Chaque personne qui prend la parole au nom de votre asso doit être en mesure de s’approprier ce message.
Chacune doit se sentir prête à répéter inlassablement ce message.

S’il devait y avoir la moindre réserve quant à ce message, parlez-en. Il faut impérativement fédérer vos communicants autour de ce message. Sans cela, votre message sera peut-être porté au début (avec plus ou moins d’enthousiasme).

Puis, petit à petit, chacun le mettra à sa sauce pour que le message colle à ses idées à lui·elle. La communication de votre asso perdra alors en cohérence et en force.

 

Un exemple.

« Depuis plus de 30 ans, Surfrider Foundation Europe protège, sauvegarde et met en valeur les océans et toute la population qui en jouit. Elle agit au quotidien pour lutter contre les atteintes à l’environnement littoral et à ses usagers. »

Qui sont mes cibles ?

Cibles en marketing
  • Qui devez-vous atteindre grâce à votre communication ?
  • Quels sont leurs besoins et leurs préoccupations ?
  • Quelles sont leurs caractéristiques démographiques ?

Plus vous en saurez sur vos cibles, plus facilement vous parviendrez à les toucher.

 

Il existe 3 niveaux de cible.

 

Votre cible principale.

Elle réunit l’ensemble des personnes qui peut être concerné par votre communication, que votre communication peut toucher « au cœur ».

 

Votre cœur de cible.

Ce sont les personnes que vous souhaitez absolument atteindre à l’intérieur de votre cible principale.

 

Votre cible secondaire.

Cette cible n’a de secondaire que le nom. Il s’agit des prescripteurs sur lesquels vous pouvez vous appuyer pour relayer votre communication : l’entourage de votre cible principal, des leaders d’opinion, des journalistes, etc. Ils sont déterminants. Votre communication aura souvent plus d’impact si d’autres, que vous, portent vos messages. Que vous, vous parliez de vous (de votre asso j’entends), c’est assez normal. Que d’autres parlent de vous, c’est moins automatique. Cela ajoutera du crédit à ce qui est dit. Et cela démultipliera aussi l’audience touchée. Chaque prescripteur qui parle de vous, vous permet d’atteindre son audience à lui.

 

Le portrait de votre cible.

 

Pour pouvoir atteindre votre cible, vous devez (très) bien la connaître. On vous propose donc de dresser son portrait-robot (le persona en marketing).

 

Il réunit 4 composantes majeures.

 

Le profil démographique.
  • Âge.
  • Sexe.
  • Lieu de vie.
  • Niveau de vie.

 

Donnez-lui aussi :

  • Un prénom.
  • Un nom.

 

Et trouvez le portrait qui représentera le mieux votre cible.


Vous pouvez coller cette photo dans votre bureau pour la regarder quand vous devez travailler sur votre communication. Cela vous permettra de vous rappeler que c’est à cette personne que votre communication doit parler.

 

Le profil psychographique.

Ici vous allez essayer de cerner l’état d’esprit de votre cible.

  • Valeurs.
  • Principes. 
  • Attitudes.
  • « Croyances ».
  • Etc.

 

Le profil comportemental.
  • Mode de vie.
  • Lieux fréquentés (vituels ou réels)
  • Fréquence de fréquentation de ces lieux.
  • Vocabulaire employé.
  • Etc.

Tous ces éléments vous apprendront où vous aurez le plus de chance d’atteindre votre cible. Et vous saurez aussi quels mots utilisés pour que votre cible soit réceptive.

 

Le profil émotionnel.
  • Besoins.
  • Envies.
  • Désirs.
  • Etc.

Vous obtiendrez là, les leviers pour toucher émotionnellement votre cible à travers votre communication.

Définir ses objectifs.

Eh bien oui.
Il faut bien savoir ce que l’on cherche avant de se lancer dans une quête.

Alors, quel est votre objectif ?

Il en existe 3 principaux.

  • Faire connaître (objectif de type cognitif).
  • Faire aimer (objectif de type affectif).
  • Faire agir (objectif conatif).
Faire connaître votre asso.

Si vous chercher à faire connaître votre asso, vos communications doivent répondre aux « 5W + H » :

  • What (quoi) : Que faites-vous ?
  • Why (pourquoi) : Pourquoi agissez-vous ?
  • Where (où) : Où intervenez-vous ?
  • When (quand) : Quand intervenez-vous ?
  • Who (qui) : avec et pour qui agissez-vous ?
  • How (comment) : Comment intervenez-vous ?
  • How (combien) : Combien de projets réalisez-vous ? Quel impact avez-vous ?

 

En abordant tous ces points, vous planterez le décor.

Votre cible aura tous les éléments pour se faire une idée assez précise de votre asso.

 

Faire aimer votre asso.

 

Votre communication doit ici développer la bonne image de votre asso.

Votre cible vous connaît.

Vous devez maintenant créer une relation avec elle.

  • Interagissez avec votre elle via les réseaux sociaux.
  • Apprenez à la connaître avec un petit questionnaire.
  • Invitez-la à vous poser des questions ou à venir vous rencontrer sur un événement.
  • Tenez-là informée régulièrement de votre actualité à travers une newsletter.

 

En résumé, votre asso doit devenir l’asso que votre cible aime suivre. Celle dont elle a envie d’avoir des nouvelles. Avec laquelle elle se sent proche. Dont elle aime parler autours d’elle. Et surtout, en qui elle a confiance.

Si vous arrivez à faire de votre cible une ambassadrice de votre asso, vous avez tout gagné. Bravo.


Faire agir votre cible.

 

À ce stade, votre communication doit transformer votre cible en donateurs, en bénévoles, en signataires de pétitions. Bref, en ce dont vous avez besoin.

Pour cela, votre communication doit impérativement passer 3 messages à votre cible.

  • Vous avez un besoin bien réel
  • Vous avez un besoin concret et quantifiable.
  • Vous avez un besoin urgent.

 

Votre besoin est vrai.

Pour y parvenir, vous pouvez présenter des témoignages de personnes sur le terrain. Vous pouvez prouver que le besoin est important avec des données factuelles.

Ne donnez pas pour autant l’impression que le besoin est immense.

Ne succombez pas non plus à la tentation des gros chiffres.

Un besoin présenté comme « colossal », des chiffres trop gros, peuvent faire peur.

Ils peuvent dissuader votre cible de vous soutenir.

Cette dernière pourrait en effet avoir le sentiment que son soutien ne serait qu’une microscopique goutte d’eau au regard du besoin.

Vous pourriez ainsi, involontairement, la pousser à se tourner vers une autre asso.

Une asso, au sein de laquelle, elle aurait le sentiment que son don ferait une réelle différence car plus proportionné au besoin.

 

Votre besoin concret.

Pour ancrer le besoin dans le réel, et permettre à votre cible de bien évaluer son impact, vous pouvez utiliser les équivalences de dons. Vous savez « Pour X €, vous permettez Y ».

(Important, gardez toujours les calculs qui vous ont permis d’identifier les équivalences de dons. Et accompagnez toujours ces équivalences de dons de la mention « données communiquées à titre d’exemple ».)

 

Votre besoin est urgent.

Votre cible doit agir sans attendre.

Existe-t-il une date avant laquelle, il faut que le projet soit lancé ? Que se passera-t-il si le projet prend trop de temps à démarrer ? quel sera l’impact pour les bénéficiaires ?

Votre cible ne doit pas pouvoir se dire « C’est bon. J’ai le temps. Je ferai cela plus tard. » Elle se dire « Ok. J’ai compris. Je dois agir « NOW ». »

Vous vous adressez à spécifiquement à votre cible parce que personne d’autre ne pourrait vous aider mieux qu’elle.

 

Faites sentir à votre cible que vous la connaissez.

Qu’elle n’est pas perdue parmi une multitude de contacts dans votre fichier.

Vous devez mettre en avant ce qui vous lie avec votre cible : préoccupations communes, etc.

 

Cela va sans dire sans dire mais c’est mieux en le disant (au risque d’enfoncer joyeusement des portes ouvertes, désolée) : on ne poursuit qu’un objectif à la fois.

 

Et aussi (bien sûr), on ne saute pas d’étapes.

Par exemple, essayer de faire agir une personne qui ne vous connaîtrait pas pourrait s’avérer très (très) difficile.

Pour nous, cela reviendrait un peu à demander en mariage un·e parfait·e inconnu·e dans la rue.
En ce qui nous concerne, on croit pouvoir dire sans trop nous avancer que l’on déclinerait la demande.

Et vous ?

C’est pareil pour la relation avec votre cible. 😉

 

Votre objectif est maintenant clair pour vous ?
Parfait.

Nous allons maintenant nous intéresser à la définition de votre style de communication.

Élaborez votre style de communication.

Nous allons ici parler :

  • Couleurs.
    Polices de caractères.

 

Mais pas seulement.

 

La définition de votre style de communication doit également inclure, entre autres :

  • Le ton.
    Sérieux. Drôle. Alarmiste. Positif. Etc.
    Les possibilités à votre disposition sont quasi infinies. 

 

  • Le(s) champs lexical(aux).
    Quel univers sémantique sera le plus propice à mettre en valeur votre action et la personnalité de votre asso ?

 

  • Les types de visuels.
    Voulez-vous choisir d’utiliser des visuels qui présentent le besoin ou plutôt le résultat ? Voulez-vous utilisez des photos couleurs ? Noir et blanc ? avec un filtre ? Souhaitez-vous qu’il y ait une présence humaine sur chacune de vos photos ? Une image valant 1000 mots (c’est bien connu), le choix que vous allez faire là, n’est pas anodin. Votre univers graphique sera un élément de reconnaissance et de mémorisation important pour votre asso.

 

  • La ponctuation et la syntaxe.
    Utiliserez-vous largement les points d’exclamation ou privilégier le point simple ? Rechercherez-vous au maximum des phrases courtes ? Recouvrirez-vous beaucoup aux sauts de ligne ou aux renvois à la ligne ?
    Ces éléments peuvent sembler anecdotiques. Toutefois, gardons à l’esprit qu’on apprécie (et on se souvient) d’un livre ou de son auteur car on a aimé son style.

 

Une fois les choix faits, essayez autant que possible d’y être fidèle.
Veillez également à ce qu’ils soient adoptés par tous les « communicants » de votre asso.

 

Cela constituera un facteur clé de la cohérence de votre communication.

Établissez votre budget.

Aucun mystère ici.

Votre communication aura un coût.

Plus qu’une dépense, il s’agit d’un investissement nécessaire.

Votre communication contribuera à attirer et fidéliser vos donateurs et partenaires.

Et on n’attire pas les mouches avec du vinaigre.

Alors donnez-vous les moyens d’avoir une communication à la hauteur des enjeux de la cause que vous défendez.

Quand vous serez le nez dans les chiffres, intégrez bien tous les postes de coûts. Notamment les postes de coûts humains, frais d’affranchissement éventuels, etc.

Petit aparté ici.

Si votre asso est en capacité d’émettre des reçus fiscaux, pensez au pro bono ou mécénat de compétences. Le principe est simple : un professionnel fait de dons de sa prestation à votre asso. Par exemple, vous avez besoin d’un·e graphiste pour la production d’un flyer. La personne travaille gracieusement pour vous. Et vous émettez un reçu fiscal.

 

(Bien sûr, il y a quelques règles à respecter (ce serait trop simple sinon). Cet article vous aidera à vous y retrouver.

Quels canaux privilégier et sur quels supports de communication.

Eh bien là, nous n’avons malheureusement pas de réponse toute faite à vous donner.

Le choix de vos canaux et supports de communication est intimement lié à vos cibles.

En effet, nous pourrions vous dire que le meilleur canal de communication aujourd’hui, c’est tout ce qui est réseaux sociaux. Mais si votre cible, ce sont les personnes plutôt âgées… Ça n’aurait aucun sens.

 

Une chose est sûre en revanche.

 

Vous devez privilégier une communication multicanaux pour mettre toutes les chances de votre côté d’atteindre votre cible.

 

Pour cela, repensez à votre cible.

C’est fait ?

 

Alors passez en revue tous les lieux physiques ou virtuels où vous pourriez la croiser. Ses habitudes, etc.

Vous avez là une bonne partie de votre réponse.

 

  • Emailing.
  • Médias sociaux.
  • Site Internet.
  • Face-à-face.
  • Courrier papier.
  • Événementiel.
  • Relations presse.

Le choix est large (et notre liste loin d’être exhaustive).

Amusez-vous à créer votre « assortiment » idéal.

 

Le plus important (on radote, désolées), c’est de privilégier l’alliance de plusieurs canaux pour être certains d’atteindre votre cible.

 

Fixez votre calendrier

 

Quand allez-vous communiquer ?

À quelle fréquence allez-vous communiquer ?

Vos ressources financières et humaines (notamment), vous permettront-elles de tenir la cadence ?

 

Si vous souhaitez essayer de trouver des professionnels pour vous aider en pro bono, pensez que cela prend du temps de les trouver. Et que cela peut prendre du temps aussi de trouver une place dans leur planning.

 

Une fois défini, votre calendrier de communication vous permettra de vous préparer au mieux, de programmer ce qui peut l’être. D’anticiper, etc.

Votre calendrier vous permettra aussi de faire des choix. Le fameux principe de réalité. (Il s’applique aussi beaucoup quand on parle budget.)

 

Plus vous vous projetterez loin, plus ce sera facile de déployer votre communication en toute cohérence (et sérénité).

 

Votre plan de communication est-il SMART ?

 

Nous avons fait le tour des principales étapes de votre plan de communication.

Avant de passer à la production de vos contenus, assurons-nous que le plan va se dérouler sans accroc.

Pour cela, connaissez-vous la méthode SMART ?

 

  • S pour spécifique : votre objectif doit être précis. (On évite de partir dans tous le sens, n’est-ce pas ?)
  • M pour mesurable : vous devez être en mesure d’évaluer l’atteinte de votre objectif grâce à l’établissement, dès le lancement de votre communication, d’indicateurs à suivre.
  • A pour atteignable : votre objectif doit être à votre portée financière et humaine, notamment.
  • R pour réaliste : tout est dit.
  • T pour temporellement défini : votre objectif doit être cadré dans le temps avec des échéances précises et tenables, un rétroplanning, etc.

 

 

On vous donne un petit exemple ?

 

Si vous souhaitiez faire connaître votre asso en allant tourner une pub sur la lune (pub réalisée par Georges Lucas, votre asso n’est pas n’importe qui quand même) et que ladite pub tourne sur tous les médias dans deux semaines… on a un doute sur le fait que votre plan soit  « SMART » compatible.

 

On vous laisse tester votre plan à la sauce « SMART » ?

 

Développez votre contenu.

 

C’est maintenant le moment de produire vos contenus.

En adéquation bien sûr avec tous les éléments que vous venez de définir.

 

Vos contenus seront la concrétisation de tous vos efforts.

 

C’est le moment de prendre votre plus belle plume.

À vous de jouer.

Les atouts de la communication digitale pour les assos.

L’idée ici est bien de vous présenter en quoi le digital est un levier pour votre association.

Il ne s’agit pas d’opposer communication traditionnelle et communication digitale. Elles sont complémentaires évidemment.

 

Définitions.

La communication traditionnelle regroupe les médias traditionnels comme :

  • La radio.
  • La presse.
  • L’affichage.
  • La télévision
  • Le cinéma.
  • L’événementiel.
  • Les flyers et brochures.
  • etc.

 

La communication digitale renvoie aux différents supports digitaux pouvant apporter de la visibilité. Cela passe par :

  • Un site internet.
  • Les réseaux sociaux.
  • Les newsletters.
  • Le marketing d’influence.
La communication digitale pour votre association.
Pourquoi miser sur le digital pour votre association ?

 

Tout d’abord, (et vous le savez déjà) il est incontournable.

Quelqu’un vous a parlé d’une association, d’une entreprise, d’un resto ?

Après quelques recherches sur internet, vous n’avez rien trouvé :

  • Ni site internet ?
  • Ni page Facebook (ou autre réseau) .
  • Ni référence ?
  • Ni avis sur Google ?

Mmmh, vous comme nous n’allons sans doute pas aller plus loin, et laisser tomber.

 

Eh bien voici pourquoi une présence digitale est indispensable.

 

Aussi, la com’ digitale présente de nombreux avantages.
  • Économique (très loin devant la com’ traditionnelle). Certains outils sont d’ailleurs gratuits pour commencer.

 

  • Gain de temps. Vous pouvez être autonome dans sa mise en place et cela peut être pratiquement immédiat (sans délais incompressibles).

 

  • Flexibilité. Eh oui, on peut modifier, ajuster, dépublier… autant de fois qu’on le souhaite.

 

  • Plus faciles à monitorer. L’évaluation de l’impact de votre com’ est indispensable pour apprendre de votre audience. En com’ digital, les indicateurs de performance sont très nombreux et précis.

 

  • Adapté à votre cible. Là encore, en com’ digitale le ciblage est précis et maîtrisé. Genre, âge, secteur géographique, timing, goûts… Il est tout à fait possible de segmenter votre base de données afin de différencier votre communication en fonction de vos différentes cibles. Plus c’est fin, plus c’est efficace. Souvenez-vous de ce qu’on disait plus haut : « Faites sentir à votre cible que vous la connaissez. Qu’elle n’est pas perdue parmi une multitude de contacts dans votre fichier. »

 

  • Sans limite géographique. Visez loin, c’est permis.

 

  • Sans limite de supports : la communication digitale implique une très grande diversité de canaux, due à la multitude de supports numériques existants. Par exemple, nous avons les sites web, les blogs, les réseaux sociaux, les newsletters ou emailings, les applications mobiles, les podcasts, etc.

 

  • Adapté à la mobilité de la population : eh oui, si votre cible déménage, vous pourrez toujours rester en contact avec elle avec le digital.

 

  • Qui suscite des interactions. Avec le digital, vous entrez en interaction avec vos cibles. C’est, selon nous, l’atout essentiel de ce levier pour votre association.

 

Créer du lien avec vos cibles.

La communication digitale permet des interactions avec vos donateurs, ambassadeurs, bénévoles, partenaires…

C’est d’ailleurs l’essence même de ces supports de communication. Cela permet de créer un lien privilégié et direct avec vos cibles.

C’est une chose de communiquer en ligne, c’en est une autre de réussir à créer du lien.

Inutile de vous le redire, mais ici encore pour être en capacité de réussir il faut connaître ses cibles.

(On devient un peu lourdingues avec le sujet. On le sait. 😉 Désolée. Mais c’est siiiiiiii important.)

Cette connaissance est un élément crucial pour obtenir de l’engagement et des interactions positives (être lu, recevoir des commentaires, être partagé…).

C’est grâce aux interactions que vous créez un lien.

Vos cibles prennent part à votre projet, s’y attachent et se sentent proches de votre association.

 

L’effet boule de neige, vous connaissez ?

Votre association est une boule de 2 cm de diamètre au départ. Petit à petit, vous embarquez avec vous : donateurs, partenaires, bénévoles, ambassadeurs… Votre association est maintenant une boule de 10 cm de diamètre. Les interactions se multiplient. Grâce à cela, de nouveaux donateurs, partenaires, bénévoles, ambassadeurs rejoignent l’aventure. Et ainsi de suite.

Vos efforts sont récompensés. Votre présence en ligne porte ses fruits.

Si la présence en ligne de votre organisation est positive (grâce aux nombreuses interactions), elle renforcera cette perception par le public. Cette bonne perception conduira davantage de personnes à faire confiance à votre organisation (et à lui faire des dons, adhérer, devenir partenaire…).

 

Attention, il y a tout de même quelques limites à la com’ digitale.

Tout n’est jamais « rose ».

  • Sur les réseaux sociaux l’algorithme ne vous appartient pas et peut changer du jour au lendemain.

 

  • La surcharge informationnelle et les nombreuses fake news, ne jouent pas en sa faveur. Votre taux d’engagement peut être fragilisé.

 

Afin que ces deux « risques » impactent le moins possibles votre structure : communiquez mais avec parcimonie. Et travaillez sur votre transparence pour ne jamais perdre la confiance de vos cibles.

Les interactions sont presque directes. Mais pas complètement. Eh oui, il y a un écran, une application, un site entre votre asso et vos cibles. L’ère du too (trop) digital pousse parfois à la saturation. Vous ne souhaitez pas cela, mais vos cibles ne se sentent pas considérées.

Nous avons commencé notre propos par : «Il ne s’agit pas d’opposer communication traditionnelle et communication digitale. Elles sont complémentaires évidemment. »

C’est bien vrai.

Proposez des rencontres, évènements, jeux afin de multiplier les interactions et renforcer la proximité. Le mix digital / traditionnel sera alors parfait.

 

Moralité.

Gagner de la visibilité, communiquer plus facilement et rapidement, améliorer votre efficacité et réduire vos coûts… Le digital permet tout cela. Alors impossible de s’en passer !

Évaluez et ajustez.

Après avoir mis en œuvre votre communication, prenez le temps d’évaluer son efficacité au regard des indicateurs d’impacts que vous avez identifiés au début du processus.

(Et oui, il y a de la mesure d’impact presque partout, qu’on aime cela ou pas).

  • Qu’est-ce qui a marché ?
  • Qu’est-ce qui n’a pas marché ?
  • Qu’est-ce qui pourrait être amélioré ou fait différemment ?

 

Vous seul·es avez les réponses.

Et surtout n’ayez pas peur d’apporter des changements si nécessaire.

Votre communication n’en sera que meilleure ensuite.